"Harmonie d'une vie "ou pensées qui se suivent ......

Des idées des poèmes des images qui se suivent , sans prétention aucune!.....

16-03-07

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      Après tant de déboires que je vous épargnerai.... nous avons récupéré notre connection !

juste à temps pour écrire d'un coup de plume et en quelques minutes

le texte de la semaine pour les IMPROMPTUS  LITTÉRAIRES:

Deux yeux verts me regardaient . 

Deux yeux verts me regardaient :

Pourtant, les cheveux emmêles, le cœur emballé

Par cette course folle dans les bois, je m’étais arrêtée.

Au creux d’un arbre je m étais cachée.

La tête dans mes bras, sur les genoux.

J’avais retrouvé la position de fœtus,

Me croyant en soudaine sécurité.

*

Un sonora chaud et odorant m’avait enveloppée.

Je respirais lentement. Avec plaisir,

Je m’étais laissée emporter et soulever

Par une douceur enivrante et suffoquante.

Une voix enfouie en moi murmurait,

Des mots magiques, des mots explosifs

Me ramenèrent à la réalité :

Délicatement, je levais la nuque :

Deux yeux verts me regardaient…

*

Je n’avais pas réussi à m’ en détacher !

Ces yeux qui me troublaient par ce vert si profond,

Ces yeux qui avaient trop écouté mon moi, si secret,

Etaient ma conscience, ma Vie, mon amour….

J’étais sans répit et savais que je ne le serai jamais.

*

Shakti

Posté par Shakti à 23:04 - poème en prose - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La conscience...

Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : - Couchons-nous sur la terre, et dormons. -
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres
Il vit un œil tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
- Je suis trop près, dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil. Il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
- Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. ...

suite ICI (même date)

V.HUGO

Posté par Shakti à 22:08 - PoEme oFFert - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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