16-03-07
La conscience...
Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes, Échevelé, livide au milieu des tempêtes, Caïn se fut enfui de devant Jéhovah, Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva Au bas d'une montagne en une grande plaine ; Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine Lui dirent : - Couchons-nous sur la terre, et dormons. - Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts. Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres Il vit un œil tout grand ouvert dans les ténèbres, Et qui le regardait dans l'ombre fixement. - Je suis trop près, dit-il avec un tremblement. Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse, Et se remit à fuir sinistre dans l'espace. Il marcha trente jours, il marcha trente nuits. Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits, Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve, Sans repos, sans sommeil. Il atteignit la grève Des mers dans le pays qui fut depuis Assur. - Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr. Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. ...
V.HUGO
|
Commentaires
Comme quoi, tout l'monde peut s'tromper ! Bisous
ben oui!....
biz
? ? ?
Le titre du poème est "la conscience" ?
l'auteur de celui-ci aurait-il eu la pertinence
de consulter comme par avance
l'ouvrage duquel il s'inspira
afin de ne glisser dans l'embarrat
de celui qui du thème de base se leurra.
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=2313&pid=4364450
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :