03-02-05
J'ai relu tous les poèmes d'Egard POE et ne peux vous en offrir encore un extrait. J'ai choisi :
DREAM LAND
PAYS DE SONGE
Par une ténébreuse et solitaire route
Que hantentles seuls mauvais anges,
Où un Eidolon nommé NUIT,
Roide, sur un noi trône, règne,
J'ai erré avant de récemment revenir
D'une brumeuse, extrême et fatale Thulé.
1844
1844
2°) Henri Parisot : Le traducteur.
Je me contenterais de reprendre ses propres propos:
"Traduire de la poésie est un art dont, en l'absence de tout enseignement existant, le traducteur a bien été obligé de rechercher lui-même, laborieusement, les règles.
Il croit en avoir découvert au moins deux.
La première, c'est qu'un poème étranger composé en vers classique ne saurait être rendu en français que par un poème en vers également classiques.
La seconde, c'est qu' un poème ou un texte poétique étranger doit- ou plutôt devrait- être rendu en français par un poème ou un texte poétique qui l'égale en qualité littéraire......
....Depuis quelques années déjà, enhardi par les appréciations d'écrivains et de critiques, le traducteur s'efforce de donner en notre langue, de quelques-uns des poèmes anglais qu'il préfère, un reflet qui soit digne d'eux. C'est une entreprise à la fois exaltante et accablante, qui eût voulu, hélas! pour atteindre où elle visait, qu'il lui consacrât tous ses instants."